
Il fut le premier à saisir toutes les potentialités d’un matériau alors méprisé, le béton. « Mon béton, disait-il en 1944, est plus beau que la pierre. Je le travaille, je le cisèle […], j’en fais une matière qui dépasse en beauté les revêtements les plus précieux. »

A la fois partisan d’un dépouillement très moderniste des structures qui le rapprochait de son contemporain Le Corbusier, et d’un traitement des surfaces qui confinait à l’artisanat, Auguste Perret a développé son langage architectural autour des multiples usages du béton, sans négliger les notions d’esthétique, voire de raffinement, à l’image de son travail pour le bâtiment du Théâtre des Champs-Elysées.
L’exposition « Auguste Perret, huit chefs d’oeuvres !/? », autant qu’elle interroge nos codes esthétiques à l’approche du béton, participe à la réhabilitation de cet architecte méprisé pendant près d’un siècle, pourtant précurseur de l’engouement actuel pour ce matériau.